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L’association EKOUMI vole au secours des victimes du repassage des seins en Afrique

Savez-vous qu’en Afrique, il existe une technique qui permet de freiner le développement de la poitrine chez la jeune fille ? Cette technique se nomme le repassage des seins. Le repassage des seins est une pratique ancestrale qui visent à freiner le passage à l’adolescence chez la jeune fille afin que celle-ci ne soient pas exposer à une sexualité précoce. Elle est très répandue dans les pays tels que le Cameroun, le Benin, et le Togo. Elle cause chez la plupart de ses victimes un traumatisme psychologique et physique. Les auteurs de cette technique ancestrale sont des femmes, des mères qui pour protéger leurs filles contre les regards masculins occultent leur féminité à travers le repassage des seins.

 

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DU REPASSAGE DES SEINS ?


Selon le site d’AFRIK.COM(https://www.afrik.com/le-repassage-des-seins-du-calvaire-au-traumatisme). Les conséquences de cette pratique sont nombreuses. Les victimes subissent un véritable supplice : les douleurs provoquées par les brulures sont terribles et certaines séquelles physiques et psychologiques peuvent marquer à vie. 89, 32 % des femmes se plaignent de fortes douleurs aux seins, 17 % signalent des kystes et des abcès à la poitrine. « Les muscles s’affaissent et certaines jeunes filles âgées d’à peine dix ans se retrouvent avec les seins d’une femme de 70 ans. Certaines n’osent pas se déshabiller car les seins qui tombent font souvent l’objet de blagues.
Au Cameroun, les chiffres parlent d’elles même. Selon une étude menée par l’IRESCO (Institut pour la Recherche, le Développement Socioéconomique et la Communication) pour le compte de la GIZ en 2013, ce phénomène touche environ 12% de jeunes filles et femmes au Cameroun. Dans ces 12%, 38% des victimes sont dans la tranche de 11-14ans. (Lire plus : https://www.iresco-cm.org/Etude-d-evaluation-de-la-pratique ).


Teresa, une jeune fille de 18 ans fait un témoignage poignant sur le site Actu Cameroun(https://actucameroun.com/2020/10/23/repassage-des-seins-le-supplice-des-adolescentes-camerounaises/) :« A l’âge de 9 ans, lorsque mes seins ont commencé à pousser, ma mère les repassaient régulièrement tous les matins avant l’école, pour éviter que je ne devienne une jeune fille frivole. Maman, a utilisé cette méthode pendant mes premières années de puberté. »
Il est difficile de dire quand cette tradition a commencé. Tout ce que l’on sait c’est qu’aujourd’hui des femmes âgées perpétuent cette technique pour protéger leur fille. C’est donc un cercle vicieux qui fonctionne plus sur l’ignorance plus que sur la tradition. C’est dans l’optique d’arrêter la perpétration de cet acte que la fondation NADEGE EKOUMI œuvre afin de venir en aide à toutes les victimes de cette pratique ancestrale.

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