« L’éducation doit redevenir une des valeurs essentielles de notre monde, elle doit rayonner de nouveau, elle doit s’imposer comme une force de bonheur, d’épanouissement, d’espérance »; tel était la vision de Nelsom MANDELA. Curieusement, en Afrique, plus précisément dans la région septentrionale du Cameroun, la sous-scolarisation est un problème important qui entrave la concrétisation de l’éducation primaire universelle, notamment chez les jeunes filles. Plus de trois millions d’entre elles sont sous-scolarisées ! Elles n’ont pas de soutien dans leur scolarité et cela cause un préjudice énorme à leurs droits fondamentaux. Au Nord Cameroun, Ce phénomène touche plus d’un million de filles de 10 à 19 ans, ce qui représente 31,9 % des filles de la région selon l’Institut de statistique de l’UNESCO en 2016.
Cette sous-scolarisation des jeunes filles s’explique par plusieurs facteurs. L’un des principaux facteurs responsables de cette sous-scolarisation est le phénomène de mariages précoces et forcés.
Ce phénomène est très répandu dans la partie septentrionale du Cameroun. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : En effet, l’Extrême-nord du pays compte de nombreuses filles qui subissent cette pratique ancestrale avec de graves conséquences pour leur santé physique et mentale. Elles sont donc mariées de force pour la plupart avant leur 14 ans. Selon une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national de la statistique et le ministère de la santé publique, on compte 20,3 % de filles dans l’Adamaoua, 24,2 % dans la région du Nord et 18,8 % dans l’Extrême-Nord.
Izza, l’une des victimes de cette pratique, décide de nous partager son expérience : « C’est mon père qui m’a forcée, Mais il a regretté après. Le premier jour, mon époux qu’on m’a imposé a cherché à coucher avec moi. J’ai refusé. Le deuxième jour, ce fut la même chose, on s’est bagarrés. C’est le troisième jour qu’il m’a eue. Il m’a forcée, il m’a frappée partout, tellement que je ne pouvais plus bouger et c’est comme cela qu’il m’a violée. » témoigne-t-elle. Elle raconte qu’elle aurait voulu fuir, mais que la découverte de sa grossesse l’a forcée à rester.
Face à cet abus fait aux jeunes filles telles que Izza, l’association NADEGE EKOUMI s’engage à lutter contre ses pratiques qui favorisent la sous-scolarisation de la jeune fille et porte atteintes à ses droits. Car ne l’oublions pas, chaque enfant a droit à l’éducation. c’est à cet effet que nous vous demandons de joindre notre cause afin de mettre fin à ces pratiques injustes.
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